Je m’appelle Raphaël Morato, j’ai bientôt 26 ans et je suis avant tout un artiste.
Je ne me définis ni comme peintre, ni comme dessinateur, ni comme écrivain. Je suis simplement quelqu’un qui transforme ses émotions en art. Le fusain est mon langage préféré, la peinture à l’huile ma respiration, et lorsque les images ne suffisent plus, j’écris.
J’ai grandi entouré d’amour, dans une famille profondément unie. Tout n’a pas toujours été simple, mais je n’ai jamais oublié que l’amour reste la plus grande force que l’on puisse recevoir.
Comme beaucoup, j’ai connu le harcèlement, le manque de confiance en moi et cette sensation de ne jamais être à la hauteur. Longtemps, j’ai cru être moins que les autres. Aujourd’hui, je comprends que ces blessures sont devenues ma plus grande richesse. Sans elles, je ne serais ni l’homme, ni l’artiste que je suis.
Depuis toujours, la techno hardcore accompagne ma vie. Derrière son intensité, j’y retrouve une liberté, une famille et des valeurs qui nourrissent chacune de mes créations. La spiritualité fait également partie de moi. Bien avant ma foi, je ressentais déjà ce besoin de croire qu’il existait quelque chose de plus grand que nous.
Mes plus grandes inspirations restent les femmes.
Celles de ma famille, qui m’ont élevé avec courage, douceur et dignité. Et plus largement, la femme elle-même. Sa force, sa sensibilité, sa complexité, sa beauté et ses imperfections sont, à mes yeux, l’une des plus belles œuvres de la création. C’est pour cela qu’elles occupent une place si importante dans mon art.
Récemment, une rencontre a changé ma façon de voir la vie. Pour la première fois, je pense avoir réellement aimé. Cette femme, elle-même artiste, m’a appris que l’on ne peut prendre soin des autres qu’après avoir appris à prendre soin de soi. Son calme, sa curiosité, son talent, son envie d’apprendre et d’aider continuent de m’inspirer chaque jour. Elle n’a pas changé ma vie ; elle m’a simplement montré qu’il était encore possible d’y remettre des couleurs.
Je ne cherche pas à créer des œuvres parfaites.
Je cherche à créer des œuvres vraies.
Des œuvres capables de faire ressentir ce que les mots n’arrivent parfois plus à dire. Si quelqu’un se reconnaît dans une de mes créations, s’il se sent compris, moins seul ou simplement ému, alors j’aurai atteint mon but.
Je ne peins pas ce que je vois.
Je peins ce que je ressens, en espérant que, quelque part, vous puissiez le ressentir aussi.
Mes figures paternelles ont eu une place essentielle dans la personne que je suis devenu.
Mon grand-père a été ma première grande source d’inspiration. Il m’a transmis, souvent sans même s’en rendre compte, une manière de voir la vie, le respect des autres, l’humilité et des valeurs qui me guident encore aujourd’hui. Il fait partie des fondations de mon éducation et de l’homme que j’essaie d’être.
Mon père, lui, m’a transmis l’amour de la création. Il a pratiqué la peinture et le théâtre, et m’a appris qu’il ne fallait jamais abandonner ce qui nous fait vibrer. Aujourd’hui encore, sa détermination, sa force de caractère et sa capacité à toujours avancer malgré les difficultés sont une source d’inspiration quotidienne.
C’est sans doute pour cela que je reste profondément attaché à mes figures paternelles. Elles m’ont appris qu’un homme n’est pas celui qui ne tombe jamais, mais celui qui se relève avec dignité.
